à la mer
(Je parle de mémoire car j’ai lu ça il y a plus de 20 ans) :
Dans le Spécimen rare de Hildebrand, nouvelle de Ian Fleming (créateur de James Bond 007), James Bond est dans la position d’un Hercule Poirot : il doit trouver un meurtrier. Astuce hyper-agatha-christienne : le meurtre s’est déroulé sur un bateau où il n’y a que 3 personnes (sans compter la victime) : James Bond et donc seulement 2 suspects ! Très original, mais ce n’est pas ça dont je veux parler ici.
Un des personnages est très riche et il dit : « Quand on a travaillé dur pour arriver au sommet de l’arbre, on a le droit d’en manger les meilleurs fruits ».
Cette maxime, qui pourrait être la devise de tous les libéraux, semble indiscutable et l’idée qu’elle porte est aujourd’hui très répandue. (Je crois pouvoir affirmer que Sarkozy lui-même la défend)
Moi, je ne suis pas d’accord.
L’ « arbre » dont il est question dans cette image n’existe pas, ou alors, ce n’est pas un arbre : c’est la société elle-même. Imaginons notre entrepreneur grimper à « la société » : chacune des « branches » sur lesquelles il s’appuie, c’est des gens. C’est vous et moi.
Son mérite est-il toujours aussi individuel ? Son succès n’est-il pas tout autant celui de tous ceux sur qui il s’est appuyé ?
Commentaires sur à la mer
- Le risqueIl aurait dû dire : "quand on a risqué plus que les autres pour atteindre le haut de l'arbre, on peut profiter des meilleurs fruits"
(car tout le monde "travaille dur", et ce n'est pas "un droit" mais une opportunité qui s'offre simplement aux plus riches).
J'aime assez cette image, car le principe du libéralisme, c'est justement ça : le risque.
Risque d'investir du temps et de l'argent à une activité qui y est directement liée, risque de passer un concours et non un diplôme, risque de vivre dans le privé plutôt que dans la fonction publique (ou l'inverse : voir le risque du concours), risque de faire confiance aux bonnes personnes, risque de faire les bons choix, etc...
L'arbre, ce sont ces choix de vies au sein des règles établies, pas des personnes sur lesquelles grimper. Si cela arrive, c'est qu'on a "choisi" de s'insérer dans une pile humaine, pas de grimper seul à un arbre. - La mobilité sociale étant ce qu'elle est (http://www.inegalites.fr/spip.php?page=article&id_article=904) "le risque" n'est pas le concept qui permet de justifier les très grands écarts de salaires.
Quelqu'un qui n'a pas d'argent en banque prend par exemple plus de risque en changeant d'emploi ou en préparant un diplôme, qu'un riche qui créé une entreprise ou joue des millions en bourse... (concrètement, la question "vais-je pouvoir continuer à payer mon loyer et ma nourriture dans 2 mois ?" ne concerne que la première catégorie : il est facile de prendre des risque quand on ne joue pas l'essentiel !)
Un autre exemple, les riches et les libéraux sont souvent très peu favorables à l'imposition sur les héritages. On voit bien que la prise de risque n'est qu'un concept lointain et bien pratique. - Oui, le risque (et le travail)Moi, je pense que, effectivement, la notion de risque est centrale. Et ce n'est justement pas lié à la richesse, car le riche qui entreprend prend beaucoup moins de risques que quelqu'un de moins fortuné. Notamment le risque de se retrouver ruiné et failli, avec toutes les conséquences très désagréables que cela entraine.
Ceci dit, j'y ajoute également le fait de travailler dur. Et je ne pense pas que tout le monde travaille dur, le temps de travail hebdomadaire étant le plus souvent assez faible (même s'il est vrai que, parfois, les tâches sont pénibles).
En tout cas par rapport à quelqu'un qui, justement, essaye de réussir mieux "dans la vie", en travaillant souvent 80 heures par semaine ou plus ...
J'ai mis "dans la vie" entre guillemets pour faire une différence avec réussir "sa vie", notion plus liée selon moi à son épanouissement personnel qu'à la prospérité qui est plutôt le sujet de la citation. D'ailleurs, il semble prouvé que, au-delà d'un certain niveau de revenu, il n'y a plus de lien entre augmentation de la richesse et augmentation du bonheur. - Le risque et la nuquePour les tenants de la théorie de la rémunération du risque, 2 commentaires.
Le premier, c'est que la rémunération du risque est théoriquement celle du banquier (le taux du prêt = le taux de risque + le taux d'actualisation, ce dernier étant le taux théorique favorable ni au préteur, ni à l'emprunteur).
Mon second commentaire, c'est que je me souviens avoir failli être écraser par Bernard Tapie, à l'époque où il était sensé être à la rue. Il avait une golf. Neuve. Super Puissante et toute équipée. Bref, une bagnole à 45 milles de nos euros. Et là, tu te rends compte que quand ces mecs qui prennent des risques perdent, il leur en reste plus que tu n'as !!!!
Pour la nuque, c'est un bon usage. C'est là que ce trouve l'hypothalamus, qui participe à la thermorégulation. Donc quand on se mouille la nuque, on "prévient" l'ensemble du corps de la température dans à laquelle il va être confronté. Cela participe du même processus du même processus que lorsqu'on se mouille la nuque sous l'eau chaude, afin de se réveiller. En fait, on fait croire à notre corps qu'il est plus chaud qu'il n'est en réalité... - "Pour la nuque, c'est un bon usage. C'est là que ce trouve l'hypothalamus qui participe à la thermorégulation"
Euh pas du tout! C'est une petite partie du cerveau. Ce sont les thermorécepteurs présent dans la peau et dans d'autres parties du corps qui mesure la température qu'il fait. L'hypothalamus reçoit ces informations et "agit" en conséquences. ^^










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