22 juin 2011

pouët-pouët

 

 

Réflexions du mois de juin :

• Je suis toujours fascinée par la grandiloquence des discours journalistique : l’autre jour, à propos de certaines manifestations au Chili : « du jamais vu depuis 2006 » !

• Lenny Kravitz, son vrai nom, c’est probablement Leonard Kravitz : on dirait le nom d’un personnage de film de Woody Allen !

L’ouverture de Spiderman par Danny Elfman, c’est une symphonie contemporaine époustouflante !

• Il y a un an, LA grande affaire c’était de savoir quand aurait lieu le remaniement, et qui serait le nouveau 1er ministre… Comme on s’en fout aujourd’hui ! Comme ça nous paraît incroyablement oiseux !

• Plus BHL vieillit, plus il ressemble à Roland Dumas.



377-coussinet

 

 

 

 

Commentaires sur pouët-pouët

    Et ELB a toujours autant de talent !

    Cela dit,
    1/ Pourquoi un F majuscule à "Fait" ?
    2/ C'est plutôt Elfman qui a la consonance d'un personnage de W.A.
    3/ Très bien vu pour BHL vs Dumas. Surtout depuis que BHL porte des lentilles. Auparavant, il y avait une ressemblance troublante entre BHL et M.Onfray.

    Posté par cyrano, 22 juin 2011 à 16:41 | | Répondre
  • La musique de film

    je trouve d'ailleurs bien dommage que l'on ne mette pas plus en avant ces (chef d')oeuvres de musique classique que sont les BOF... Il y a souvent des choses succulentes qu'il est d'ailleurs parfois difficile de se procurer (surtout sans tout le hiphop et autre rnb qui va avec

    Posté par Suricat, 22 juin 2011 à 16:54 | | Répondre
  • Une fois de plus j'adoooore
    Merci pour la note sur BHL, je me disais bien que j'avais déjà vu cette tête quelque part

    Posté par Chambolle, 24 juin 2011 à 12:00 | | Répondre
  • Musique contemporaine

    Eh ben, entre Danny Elfman et John Adams et son Nixon in China, niveau chefs d'œuvres musicaux contemporains c'est pas le top sur ce blog, m'enfin... chacun ses goûts...

    Et puisque c'est mon premier commentaire sur ce blog j'ajoute que je le suis assidûment et que je l'aime beaucoup (sauf les référence de musique contemporaine comme vous l'aurez compris...) !

    Posté par bla, 29 juin 2011 à 16:53 | | Répondre
  • re : musique contemporaine

    Mais que reproches-tu à Adams et Elfman ? La trop grande simplicité ? Le fait d'être immédiatement séduisante (comme la musique l'a toujours été jusqu'à Schönberg) ? Je crois que la musique va de plus en plus revenir sur de tels rails, car décennie après décennie, depuis près d 100 ans, la musique atonale a toujours échoué à plaire, et je crois que la conclusion est à présent tirée de cet échec permanent : il faut que ça finisse.

    Mais c'est peut-être pour des raisons tout autres que tu n'aimes pas Adams et Elfman...

    Posté par Evelyne, 30 juin 2011 à 15:15 | | Répondre
  • re : re: musique contemporaine

    Déjà Danny Elfmann, je dirais que ma remarque peut s'étendre à beaucoup d'autres compositeurs de musique de film : sa musique est une très bonne musique de film, elle a le caractère qu'il faut, une couleur bien définie, et elle est super entrainante, mais écoutée toute seule je trouve qu'elle perd tout son intéret : on entend ce qu'on a entendu et déjà entendu, les artifices sont gros, c'est comme regarder un tour de magie derrière le magicien : on voit toute les ficelles ! Par contre avec l'image ces ficelles sont masquée par notre concentration sur le film et on se fait avoir comme des enfants (ce qui est génial !).

    John Adams c'est autre chose, et j'aime moins, je trouve que c'est un compositeur qui a trouvé une case qui marche bien, politiquement correcte tout en étant actuelle, mais dépassé la première écoute vaguement "agréable" il ne se passe rien, il y va avec ses gros sabots, et toute la finesse de la musique minimale est bouffée à travers sa non-prise de risque. Steve Reich c'est autre chose c'est fin c'est grand, c'est du contrepoint naturel par exemple !

    Ensuite le débat tonal/atonal c'est autre chose, je ne pense pas que la rupture qu'il y a eu vient de ce que la musique atonale est "moche" dans l'absolue, mais je pense qu'elle vient du fait que le milieu de la musique classique de cette époque et en particulier des compositeurs était un milieu de gens qui "n'avaient pas de compte à rendre", et donc n'avait à se justifier en rien, on a assisté ensuite a un développement de la musique "non-classique" (populaire) : jazz, rock etc... et à un abandon de la musique classique contemporaine,abandon facilité parce que déjà il n'y avait qu'une petite frange de gens qui suivait son développement.

    Ceci dit la musique "atonale" se développe mais dans d'autre voies que celles que l'on croit : et si on écoute la musique d'aujourd'hui, l'electro, le jazz, certain rock, disons toutes les productions qui visent l'expérimentation mais qui ont quand même leur publique au moins aussi conséquent que la musique classique, on sent l'inspiration directe ou indirecte de la musique spectrale, de la musique concrète, de la musique minimale, et même de la musique plus écrite de manière traditionnelle tout en étant atonale : Boulez, lévina, Risset, Dusapin...

    Le problème c'est que, par exemple en france, le manque de moyen de cette musique l'a fait se ressérer autour d'une personne et de son entourage et succesion, personne qui en phagocitant tous les fonds, s'est permise d'orienter la musique contemporaine dans sa seule direction, sans prendre la peine de chercher du nouveau public, tant qu'il a les moyens qui lui permettent de développer sa musique ! (J'ai déjà donné le nom de cette personne dans ce même commentaire)

    Donc non la musique atonale n'est pas vouée à l'échec bien au contraire, sauf qu'au lieu d'un changement brutal et artificiel qui ne marche pas, elle se développe petit à petit au sein des musiques dites actuelles, et elle prend de plus en plus de sens.

    De toute façon si on regarde tous les développement de la musique tonale on voit qu'ils la rapproche de plus en plus de la musique atonale donc je suis confiant !

    Enfin en vrac je laisse quelques noms (très connus) qui valent la peine d'être découverts : John Cage, Pierre Henry, François Bayle, Parmeggiani, Xennakis, Stockhauser, Berio, Varèse, Beatriz Ferreyra, Globokar, Gérard Gruseyn Ianu Dumitrescu.
    Et plein d'autres moins connu mais qui témoignent que la musique contemporaine est une musique de foisonnement et non d'élite, qui recherche la création plutôt que la partition : Roderik de Man, Ryouhei Hirose, Nicolas Vérin, Giorgio Magnanensi, Wayne Siegel, et tellement tellement d'autres !

    (Je précise que je ne suis lié à aucun compositeur que j'ai cité, et que je ne suis pas moi même compositeur ! Ce n'est pas de la pub déguisée !)

    Posté par bla, 30 juin 2011 à 16:49 | | Répondre
  • encore musique contemporaine

    Merci pour cette réponse très argumentée !

    Oui, la musique de film sert en général d’accompagnement et perd largement son sens sans les images, mais pas tellement dans le cas spécifique des deux morceaux qui accompagnent les génériques (de début et de fin). Or ici, il s’agit d’un tel morceau : il accompagne le générique de début. Eh bien je pense qu’il est bon en soi.

    Et je le trouve VRAIMENT bon.

    Certes il y a des « clichés » (les choeus pompeux qui font « aaah », la batterie un peu convenue, les arpèges de l’espèce de harpe à la fin…).

    Mais il y a plein de trucs originaux :
    1. la musique « avance » vraiment : pas de répétition stérile d’un thème unique, de vrais changements d’instrumentation et de phrasé, un intérêt toujours renouvelé avec une véritable évolution du propos, et le tout dans une maîtrise impeccable et avec des enchaînements qui vont de soi. Un véritable travail de COMPOSITION.

    2. Le vocabulaire musical utilisé peut sembler un peu « déjà entendu souvent », oui, sauf qu’ici, c’est bel et bien Danny Elfman qui l’a inventé, et les autres qui l’ont copié. Je pense qu’Elfman et Morricone sont les deux seuls compositeurs de musique de film à avoir vraiment inventé des sonorités nouvelles (même Hermann et Rota n’en ont pas fait autant). Je suis Elfman depuis son Batman de 1989. Il est manifeste qu’il a apporté un son, des effets, une ambiance personnels. Par exemple : il faut écouter sa musique profondément originale pour « la planète des singe » de Burton, basée sur des percussions étranges… Elle est un peu ratée mais elle revient parfaitement maîtrisée ici en « basse continue » dans spiderman.


    Pour John Adams, je dois avouer que je suis un peu réservée sur sa musique en général. En revanche, son opéra « Nixon in China » est une réussite : la musique colle très bien au propos, le livret est excellent, tout ça marche à merveille. Ce n’est sans doute pas le meilleur des opéras, mais une vraie réussite. Je ne trouve pas qu’il soit si superficiel. Il l’est par moments, mais quel opéra ne l’est jamais ? Et la superficialité n’est pas rédhibitoire : à l’opéra, elle est même bienvenue dans une certaine proportion (cf Verdi).

    Je ne connais pas tous les compositeurs que tu cites, mais il y en a plusieurs que je connais et que je n’aime absolument pas : Boulez bien sûr, Xenakis, Dusapin, Cage, Stockhausen (le pire sans doute), Berio… Les seuls compositeurs atonaux que j’écoute à la rigueur sont Henry, Schnittke, Dutilleux, Schönberg …et les musiques de film de Mathieu Chabrol pour son père.

    La musique atonale, ainsi qu’un grand nombre d’autres expérimentations artistiques du 20e siècle, sont pour moi de véritables impasses. Et pour en sortir, il n’y a pas d’autre choix que de revenir en arrière avant de prendre une autre route dans une autre direction : Ce retour en arrière est évidemment frustrant mais « perseverare diabolicum est ».

    Posté par Evelyne, 30 juin 2011 à 17:59 | | Répondre
  • D'un romantisme à nul autre pareil!

    Moi, ils me font toujours beaucoup rire ces journaleux

    Posté par Lilith, 04 juillet 2011 à 00:40 | | Répondre
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