31 octobre 2008
Fromage ou dessert.
J'ai regardé hier un film bizarre : « Psycho » de Gus Van Sant. C'est un remake du film de Hitchcock, dans lequel chaque plan de l'original est refilmé à l'identique, avec les mêmes dialogues etc. Les seuls changements majeurs étant que ce film est en couleurs et qu'il se passe en 1998.
Je me souviens qu'à sa sortie en 98, les critiques n'avaient pas été bonnes. On avait dit que la démarche était absurde, que ce film n'apportait rien par rapport à l'original… Mais pour moi, l'idée m'emballait, et depuis lors j'ai toujours eu envie de le voir.
Eh bien les critiques avaient raison. J'ai vite été déçue. Surtout pour le personnage de Norman Bates : à pratiquement chacune de ses répliques, j'ai repensé à Anthony Perkins. Dans chaque scène, je remplaçais mentalement le nouvel acteur (un certain Vince Vaughn) par Anthony Perkins, qui se trouvait donc en noir et blanc à répondre à des acteurs en couleurs !
C'est une drôle de sensation, certes, mais ça ne suffit pas pour faire de ce film une réussite. « Psychose II » de Richard Franklin était largement plus intéressant.


29 octobre 2008
Les Dents de la mer en 3D !
L'autre soir, on est allés voir Manipulations mode d'emploi une pièce de Gérard Miller.
Il y mentionne le fait suivant : la musique du générique du journal de 20h de TF1 est un plagiat de la musique des Dents de la mer. Il fait écouter les 2 extraits au public : c'est indiscutable.
Par contre, la conclusion qu'il en tire me laisse dubitative. Selon lui, il s'agit d'une manipulation visant à mettre les spectateurs dans un état d'angoisse, propice à toutes les manipulations ultérieures. En clair : TF1 veut vendre à Sarkozy du temps d'inquiétude disponible.
Je n'y crois pas trop pour plusieurs raisons :
• d'abord parce que le lien entre cette musique et le film de Spielberg est tout de même très difficile à déceler pour qui ne connaît pas parfaitement la BO des Dents de la mer.
• ensuite parce que je ne trouve pas que cette musique, et en particulier ce passage, soit véritablement porteur d'angoisse. Et ce d'autant moins que, répété tous les soirs, il perd forcément toute charge émotionnelle.
• enfin, parce que le plagiat dans la musique de film ou de télé est une pratique si banale, si systématique, qu'il me semble délicat d'en tirer ces conclusions.
Mais je reconnais tout de même que celui qui a pensé à commettre précisément ce plagiat-là était un peu machiavélique.



28 octobre 2008
Viols.
Voici un passage de la Bible qui m'amuse : « Le soir, les deux anges [que Dieu avait envoyés en mission] arrivèrent à Sodome. Lot était assis à la porte de la ville. Quand il les vit, il alla à leur rencontre et se prosterna face contre terre. Évidemment, les anges vont s'en tirer. Mais ils ont quand même eu chaud aux plumes ! Ha ! Ha ! Ha !
– Je vous en prie Messeigneurs ! Faites un détour et venez passer la nuit chez votre serviteur. Vous vous laverez les pieds, et vous reprendrez votre route au petit matin.
– Non, répondirent-ils. Nous passerons la nuit sur la place de la ville.
Mais il insista tant qu'ils finirent par accepter l'invitation. Il leur prépara un repas, fit cuire des pains sans levain, et ils mangèrent.
Ils n'étaient pas encore couchés que la maison fut entourée par les hommes de la ville : des plus jeunes jusqu'aux plus vieux, tous les hommes de Sodome étaient là. Ils appelèrent :
– Oh ! Lot ! Où sont les hommes qui sont venus chez toi pour cette nuit ? Amène-les-nous, que nous en abusions ! »


27 octobre 2008
J'adoooore...
... ce petit pastiche qui m'a fait pisser de rire (dégoté sur http://www.blogdamned.com/ ).

Métal bruyant.
À l'occasion de la sortie d'un bouquin sur Yves Chaland, on reparle de la BD des années 80. Une chose qui me frappe à ce sujet, et par rapport à la BD d'aujourd'hui, c'est qu'il y avait à l'époque des auteurs « culte », comme Chaland, Swarte, Floch, Moebius¹ etc. dont le prestige était immense alors même que leur production était somme toute extrêmement limitée ! Souvent, elle se composait de quelques BD courtes parues dans tel ou tel magazine, de projets mythiques mais inachevés, de dessins de pub ou de pochettes de disques, et puis voilà. Le contraste est saisissant avec les auteurs d'aujourd'hui, qui, à l'instar de Trondheim ou Sfar, ont très vite à leur catalogue des dizaines d'albums complets, achevés et en couleurs, avec une (voire plusieurs) série(s) en cours et à côté de ça encore quelques petits recueils plus personnels en noir et blanc. Le style graphique moins léché, les objectifs plus simples et moins prétentieux, les moyens aussi, avec le développement de l'informatique, et l'influence des mangas sont probablement certains des éléments qui expliquent ce changement. ¹ Pour Moebius : c'est un peu particulier, puisqu'il a eu une production très grande et très régulière avec sa série Blueberry mais sous le nom Giraud.

25 octobre 2008
re
L'autre jour au centre Poupidou à Paris, j'ai acheté quelques cartes postales d'œuvres d'art qui me plaisaient. Parmi ces cartes, il y avait ce Dessin pour un salon de musique datant de 1915 de l'architecte Robert Mallet-Stevens :

Je l'ai acheté car je trouvais très jolies ces lignes pures et claires, qui m'évoquaient justement des dessins d'Alain Saint-Ogan, de Hergé ou de Joost Swarte, bref, de la ligne claire. Mais pas toute la ligne claire. Par exemple, il y a dans les 1ers dessins de Hergé une espèce de chaleur, de style, qu'il n'y a plus toujours à la fin, où le dessin devient un peu trop précis, trop « dessin industriel ». Eh bien, il y a aussi cela dans le trait de ce dessin de Mallet-Stevens. Et je trouve, sans vouloir me vanter, qu'il y avait aussi de ça dans le dessin du décor de mon post de mardi dernier. Juste pour le plaisir, je le remets donc tel quel, sans Fabien ni moi, dont la présence gâche un peu cette grâce.
22 octobre 2008
Les bonnes idées.
Par périodes, je tiens parfois des cahiers ou des calepins sur lesquels je note des idées. Je viens d'en retrouver un assez vieux. Voici des idées que j'avais notées : • un chien à tête de serpent
• fricadelles de veau
• du liquide pour le péage
• je me couche contre la plinthe
• l'apéro avant le petit déjeuner
• des huîtres en peluche




21 octobre 2008
On trouve tout sur internet.
Avec wikipédia, on peut tout savoir. Du coup, la recherche de connaissances n'a plus la même saveur. Avant, il fallait aller à la source pour certaines informations précises. Et on tombait sur des recueils originaux, édités à peu d'exemplaires, qu'on dégotait comme des secrets d'initiés (car la plupart du temps, on ne les dégotait pas). Maintenant ça va très vite, on obtient presque toujours tout ce qu'on veut sans aucun effort. C'est très fascinant aussi, mais c'est quand même beaucoup moins valorisant. On se sent toujours un peu con quand on découvre une chose que tout le monde sait ou peut savoir en 12 secondes, et dont du coup tout le monde se fout.



19 octobre 2008
Les grands artistes.
Jusque dans les années 70 on pouvait facilement répondre à la question « Quel est le plus grand artiste (plasticien) vivant ? ». Picasso, Dali, Warhol… On pouvait discuter, mais quelques grands noms se dégageaient nettement.
Aujourd'hui, c'est devenu carrément difficile. On voudrait bien être d'accord, mais on se demande bien sur qui !
Pierre Soulages ? Pierre & Gilles ? Jeff Koons ? Damien Hirst ? Takashi Murakami ? Lucian Freud ? Annette Messager ? Pierre Alechinsky ? Christo ?… On sent tout de suite que ça va être difficile de dégager un début de consensus !



16 octobre 2008
Prédictions.
Il y a trois opéras plus ou moins « minimalistes » de la fin du XXe siècle que j'adore : • the Man who mistook his wife for a hat de Michael Nyman Des trois, je pense que celui qui restera dans l'histoire de la musique, c'est Nixon in China.
• la Belle et la Bête de Philip Glass
• Nixon in China de John Adams.



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